19.02.2012
Ordre des avocats de MONACO devant la CEDH
Ordre des avocats de MONACO versus « lois anti blanchiment »
L’ordre des avocats de MONACO avait saisi lle 31 mars 2011 la Cour européenne des droits de l’Homme sur la réglementation européenne dite anti blanchiment et sa requête a été communiquée à la CEDH le 23 janvier 2012
Il est rappelé que 4% des affaires sont communiquées à la cour
la loi monégasque anti blanchiment no 1.362 du 3 août 2009, n’oblige les avocats de MONACO à une déclaration de soupçon que pour certaines opérations limitées uniquement au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ou à la corruption et non à des infractions punissables d’une peine d’emprisonnement supérieure à un an comme en France
La convention européenne des droits de l’Homme
Invoquant les articles 6, paragraphes 1 et 3, et 8 de la Convention, l’ordre des avocats de MONACO estime que la loi no 1.362 du 3 août 2009, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la corruption, en raisons des obligations qu’elle met à la charge des avocats, viole le droit au secret professionnel, et ce tant en ce qui concerne les obligations elles‑mêmes qu’au regard de l’absence de limitations et de garanties suffisantes.
Il considère que le secret professionnel est inhérent à la profession d’avocat, qui relève tout à la fois du droit à un procès équitable, en ce qu’il met en cause les droits de la défense, et du droit au respect de la vie privée, et donc de la protection de données dont la révélation pourrait porter atteinte à l’intégrité morale et à la réputation du client.
L’ordre des avocats de MONACO estime également que l’article 7 de la Convention est violé en ce qu’il est porté atteinte au principe de légalité des délits et des peines, les sanctions prévues aux articles 40 et 41 de la loi du 3 août 2009 ne répondant pas à l’exigence de « prévisibilité »
Requête no 34118/11
ORDRE DES AVOCATS DE MONACO
contre Monaco
CEDH Requête N°12323/11
Me xxx , avocat, contre la France
Introduite le 19 janvier 2011
Communiquée le 9 décembre 2011
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16.02.2012
la CEDH va t elle juger les lois "TRACFIN"?
La Cour Européenne des Droits de l’Homme a décidé de renvoyer le 9 décembre 2011 à une session de jugement la requête CEDH N°12323/11 introduite par le bâtonnier FAVREAU aux fins d’interpréter les lois anti blanchiment et notamment l’obligation de déclarations de soupçon.
Cette interprétation peut – si la CEDH le décide- devenir un élément fondateur d’une nouvelle recherche de prévention de la délinquance en confirmant la supériorité de l’obligation de dissuasion sur celle de déclaration d’un soupçon
Il s’agirait pour les avocats de la légalisation de notre nouvelle mission déontologique de dissuasion.
Cet avis de communication est public et est publié sur le site de la cour, il vise les articles 6, 7 et 8 de la convention
Nous ressentons tous que l’obligation de délation d’un soupçon d’infraction à un organisme national de renseignement financier est contraire à l’Histoire de l’Europe continentale
Un de nos confrères bien connu du Cercle du Barreau avait intenté un recours devant le conseil d’état contre le règlement CNB du 12 juillet 2007 relatif aux procédures internes destinées à mettre en œuvre les obligations de lutte anti blanchiment (JO du 9 aout 2007)
Pour l'instance devant le conseil d'etat, les mémoires avaient été préparés par notre confrère Marc Bellanger.
Cet avis de communication vise les articles 6, 7 et 8 de la convention
La position du cercle sur le règlement CNB de 2007
La position du cercle sur le règlement CNB de 2011
Par arrêt du 23 juillet 2010, le conseil d état rejeta la plupart des demandes
Conseil d'État, 6ème et 1ère sous-sections réunies, 23/07/2010, 309993
Ce confrère représenté par Monsieur le Bâtonnier Favreau saisit alors la cour européenne des droits de l’homme
La prévention du blanchiment et l’atteinte aux droits fondamentaux
cliquer
par Bertrand Favreau, président de l’Institut des Droits de l’Homme des Avocats européens publié par les annonces de la seine du 7 février 2008
Le guide pratique de saisine de la cour
Alors que la quasi-totalité de ces requêtes (plus de 95 %) est rejetée, sans examen sur le fond, pour ne pas avoir rempli l’un des critères de recevabilité prévus par la Convention,la requête de notre confrère, conseillé par le bâtonnier Favreau a passé le barrage de l’admissibilité et a été communiqué à la cour le 8 décembre 2011 pour être jugé .
L’avis de communication publié par la cour HTLM
CEDH Requête N°12323/11
Me xxx , avocat, contre la France
Introduite le 19 janvier 2011
Le gouvernement de la France doit apporter ses observations avant le 12 avril et chaque organisation ordinale et professionnelle peut demander à être autorisée à intervenir pour apporter ses réponses aux 4 questions posées par la cour avant le 15 mars
Les 4 questions posées par la cour
L’article 8 de la convention consacre t il un droit au respect de la confidentialité des échanges entre les avocats et leurs clients et au respect du secret professionnel des avocats ?
Dans l’affirmative, y a t il eu en l’espèce « ingérence « dans l’exercice des droits garantis par l’article 8de la convention et le requérant peut il se dire victime d’une violation de cette disposition ?
La présomption de protection équivalente (Bosphorus Hava Yollari Turism vc Ticaret Anonim Sirketi c.Irlande (GC° n°45036/98 CEDH 2005 VI) s’applique t’elle en l’espèce ?
L’ingérence dont il est question était elle le cas échéant « nécessaire, dans une société démocratique à la poursuivre de l’un des buts énumérés au second paragraphe de l’article 8 de la convention ?
NDLR
Une jurisprudence de la CEDH sur la qualification d’ingérence proportionnée
06:11 Publié dans a déclaration de soupçon, a-Secret professionnel et Blanchiment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.02.2012
Plus fort que TRACFIN, le profilage fiscal ....demain ....
ATTENTION cette tribune concerne aussi les nouveaux traités fiscaux ayant une clause de "la nation la mieux renseignée" notamment la France et l’UE
PLUS FORT QUE TRACFIN
à titre d'exemple humoristique
Note PJ CD256 rechercher en urgence les hommes de race blanche, de taille d’environ 1m65, cheveux bruns, un peu voutés. attention ils portent des noeuds papillons
motif de la recherche opinion contraire à la pensée unique du moment .Cette demande sera affichée aux portes des mairies
NON VOUS NE REVEZ PAS MAIS NOUS SOMMES EN SUISSE
Le 23 septembre 2009, à Washington, la Suisse et les Etats-Unis ont signé le protocole de révision de leur convention contre les doubles impositions (CDI) en matière d’impôts sur le revenu. Ce protocole modifie certaines dispositions de la convention et y introduit des dispositions sur l’échange de renseignements conformes au standard de l’OCDE. Ces dispositions respectent les valeurs de référence décidées par le Conseil fédéral: une demande d’assistance doit par conséquent permettre d’identifier clairement le contribuable concerné et, s’il s’agit de renseignements bancaires, la banque concernée.
Le dossier du Département fédéral des Finances
Tout est normal,mais
En juin 2011, le correspondant du cercle à l’OCDE nous avait informé d'une nouvelle méthode de recherche du renseignement fiscal
Les USA, amoureux de l’esprit sécuritaire absolument absolu viennent d’imposer à la suisse de suivre cette nouvelle méthode de recherche du renseignement pour l'instant en matière fiscale et ont mis en exécution leur menace de mettre en accusation pour felony un établissement bancaire suisse ( cliquer pour lire)
Le 8 aout 2011 le conseil fédéral a diffusé un rapport complémentaire autorisant la recherche de renseignement par comportement
le rapport complémentaire du 8 aout 2011
En relation avec les Etats-Unis, le rapport complémentaire présent doit clarifier que la Suisse traitera les demandes d’assistance se basant sur un modèle de comportement défini sans indication de nom ou de données personnelles, non seulement en application de la CDI-USA actuelle mais également après l’entrée en vigueur du protocole d’amendement.
Lors de ce genre de demandes, les personnes ne sont pas identifiées directement au moyen d’un nom ou d’un numéro d’assuré, mais selon un modèle de comportement. Ceci permet de parvenir à l’identification concrète d’individus. Le résultat de la recherche est le même que lors de demandes individuelles concrètes. La différence réside dans le fait que, premièrement le modèle de comportement permet d’identifier plusieurs personnes en même temps et deuxièmement que l’identification concrète a lieu d’abord dans l’Etat requis. Les droits des personnes concernées sont les mêmes que pour des demandes impliquant des noms ou des données personnelles.
lire l'article de Denis Masmejan
Le TEMPS
Lire l'article de Willy Boder Berne
Ordonnance
concernant la convention de double imposition
américano-suisse du 2 octobre 1996
Modification du 16 novembre 2011
Pour lire et imprimer l’ordonnance cliquer
Art. 20l Demande sans indications personnelles
1 Si les personnes concernées ne sont pas identifiées par des indications personnelles dans la demande mais par un modèle de comportement déterminé, l’Administration fédérale des contributions invite le détenteur de renseignements à identifier ces personnes et à faire désigner par celles-ci une personne en Suisse habilitée à recevoir des notifications.
2 L’Administration fédérale des contributions informe en outre les personnes concernées par une publication dans la Feuille Fédérale de l’existence d’une demande d’assistance administrative et de leur devoir de désigner une personne en Suisse habilitée à recevoir des notifications.
Autrement dit, dans des cas mal définis par la jurisprudence, par exemple l’achat de produits financiers ou de services permettant d’échapper au fisc américain, l’identité du client n’est plus nécessaire pour déclencher une procédure d’entraide administrative fiscale. Il suffit, pour cela, que le «modèle de comportement» soit avéré et que la banque ait participé «notablement» à l’opération. Si le montage de sociétés offshore pour échapper au fisc tombe clairement sous le coup de cette interprétation élargie de la CDI, le flou demeure pour d’autres types de comportements
Le parlement suisse tient dans ses mains le sort des onze banques
Par Yves PetignatLe TEMPS
L’article 6 du projet de loi sur l’assistance administrative fiscale prévoit déjà cette possibilité
Loi sur l'assistance administrative fiscale (en cours de votation
Une clause particulière sur le secret professionnel
Article 8 § 6 Les avocats qui sont autorisés à pratiquer la représentation en justice aux termes de la loi du 23 juin 2000 sur les avocats (LLCA)peuvent refuser de remettre des documents et des informations qui sont couverts par le secret professionnel.
TOUT CELA DEVRAIT ETRE VOTE FIN FEVRIER
A QUAND EN FRANCE ....
19:10 Publié dans a déclaration de soupçon, a-Secret professionnel et Blanchiment, DEONTOLOGIE, Europe et Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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06.02.2012
De la loyauté de la preuve : HSBC versus Bettencourt Cass 31.01.12
L’effritement du secret professionnel suite ......
Recherche sur l'origine du secret professionnel 1ère partie
Recherche sur l'origine du secret professionnel 2ème partie
Une cour de cassation
deux arrêts contradictoires ??????
HSBC versus BETTENCOURT
Note de P MICHAUD ;
Le fait que ces deux arrêts de principe -en apparence contradictoires -sur deux affaires à forte signification publique aient été rendus le même jour n'est il pas un signal fort de la cour de cassation sur sa recherche d’une NOUVELLE approche sur la nature du secret de l’avocat.
14.12.2011
Le profilage de groupe est revenu en suisse
PLUS FORT QUE TRACFIN
Note PJ CD256 rechercher en urgence les hommes de race blanche, de taille d’environ 1m65, cheveux bruns, un peu vouté. attention il porte un noeud papillon
motif de la recherche opinion contraire à la pensée unique du moment
Cette demande sera affichée aux portes des mairies
En aout dernier le correspondant du cercle à l’OCDE nous avait informé de cette nouvelle méthode de renseignement
Les USA, amoureux de l’esprit sécuritaire viennent d’imposer la suisse de suivre cette nouvelle méthode de recherche du renseignement pour l'instant en matière fiscale
lire l'article de Denis Masmejan
Ordonnance
concernant la convention de double imposition
américano-suisse du 2 octobre 1996
Modification du 16 novembre 2011
Pour lire et imprimer l’ordonnance cliquer
Art. 20l Demande sans indications personnelles
1 Si les personnes concernées ne sont pas identifiées par des indications personnelles dans la demande mais par un modèle de comportement déterminé, l’Administration fédérale des contributions invite le détenteur de renseignements à identifier ces personnes et à faire désigner par celles-ci une personne en Suisse habilitée à recevoir des notifications.
2 L’Administration fédérale des contributions informe en outre les personnes concernées par une publication dans la Feuille Fédérale de l’existence d’une demande d’assistance administrative et de leur devoir de désigner une personne en Suisse habilitée à recevoir des notifications.
23:49 Publié dans a déclaration de soupçon, Europe et Justice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.12.2011
SEC : La prime à la dénonciation populaire est un" franc succès"

Ces procédures, dans les quelles des avocats assistent les dénonciateurs, ne font pas partie de notre culture et tradition européenne et encore moins française mais la réforme de la directive délation va certainement reprendre cette idée de Fouquier Tinvile en 1793
Le Petit Prince et Fouquier Tinville
Je les indique car d’une part il faut espérer que nos grands esprits politiques et autres ne vont pas céder à la tentation de réformer nos principes sur la loyauté de la preuve et d’autre part les entreprises européennes soumises à la SEC sont soumises à ce texte.
Enfin cette procédure de dénonciation populaire avec récompense est une grande "réussite" puisque plus
de 7 dénonciations récompensées se font chaque jour
10:59 Publié dans a déclaration de soupçon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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03.11.2011
Tracfin conforté par le conseil d’état
La cellule de renseignement financier national est confortée dans son installation par le conseil d’état qui a rejeté le recours du conseil de l ordre de paris
Conseil d'État, 6ème et 1ère sous-sections réunies, 14/10/2011, 332126
L'arret rejetant la demande de QPC
Conseil d'État, 17/12/2010, 332126, Inédit au recueil Lebon
L ordre des avocats de Paris avait saisi le conseil d’état pour faire annuler trois décrets d’application de l’ordonnance de mise en œuvre la troisième directive:
-Le décret n° 2009-874 du 16 juillet 2009 sur le soupcon de fraude fiscale;
-Le décret n° 2009-1087 du 2 septembre 2009 relatif aux obligations de vigilance et de déclaration pour la prévention de l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ;
-Le décret n° 2010-9 du 6 janvier 2010
Le conseil d état a purement et simplement rejeté les arguments de l ordre de paris qui soutenait que cette réglementation était contraire aux articles 6 et 8 de la CEDH, qui protègent notamment le droit fondamental au secret professionnel ainsi que le droit de garder le silence" puisque ces textes contestés imposaient aux avocats "de révéler des informations par l'intermédiaire de leur ordre professionnel". Or, ces dispositions ne "prévoient pas que la relation de travail entre l'avocat et son client cesse une fois que l'avocat a dénoncé certaines activités de celui-ci".
Le conseil rappelle tout d’abord que la règlementation trafin ne s applique pas ni à l’activité judicaire ni à la consultation juridique mais uniquement que pour certaines transactions limitativement prévues par l’article 2 de la directive 2005/60/CE lire la suite dans l'arret
Les tribunes sur la déclaration de soupçon
DISSUADER OU DENONCER: les avocats ont choisi
L’avocat ce garant de la vérité
06:46 Publié dans a déclaration de soupçon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.10.2011
DISSUADER OU DENONCER: les avocats ont choisi
Le journal officiel du 21 juillet 2011 (cliquer) a publié la décision normative du conseil national des Barreaux du 30 juin 2011 concernant les obligations des avocats à la prévention du blanchiment financier .
Cette décision devrait ou pourrait dans les prochaines années devenir la norme européenne pour prévenir les infractions analysées dans les textes européens sur le blanchiment .
Cette décision peut être le début d’une réforme des directives européennes qui faisaient de la délation l’élément moteur de la lutte contre le blanchiment.
Au delà de l’apparence des mots, vous êtes de plus en plus nombreux à vous apercevoir de la déloyauté des textes :
tracfin est une cellule de renseignement,
tracfin n’est pas une cellule de lutte contre le blanchiment
Dans cette analyse comment justifier la légitimé des sanctions en cas de non déclaration à une cellule de renseignement sauf à considérer que nous sommes entrés dans un autre univers de Droit
les tribunes sur la déclaration de soupçon
TRACFIN : aucune déclaration de soupçon par les avocats
pour imprimer la tribune complete cliquer
DISSUADER POUR NE PAS DECLARER.pdf
INEDIT Les obligations de vigilance et déclarative
pesant sur les professions non financières
dès lors qu’une « relation d’affaires » est nouée avec un client.
Devoir de prudence des avocats (article 1er du RIN)
« 1.5. En toutes circonstances, la prudence impose à l'avocat de ne pas conseiller à son client une solution s'il n'est pas en mesure d'apprécier la situation décrite, de déterminer à qui ce conseil ou cette action est destiné, d'identifier précisément son client.
« A cette fin, l'avocat est tenu de mettre en place, au sein de son cabinet, une procédure lui permettant d'apprécier, pendant toute la durée de sa relation avec le client, la nature et l'étendue de l'opération juridique pour laquelle son concours est sollicité.
« Lorsqu'il a des raisons de suspecter qu'une opération juridique aurait pour objet ou pour résultat la commission d'une infraction, l'avocat doit immédiatement s'efforcer d'en dissuader son client. A défaut d'y parvenir, il doit se retirer du dossier.
Cette décision est devenue en fait à ce jour la seule véritable norme d’une effective prévention du blanchiment financier imposée à des professionnels.
En effet, contrairement à une opinion savamment diffusée, le rôle du service tracfin n’est pas de prévenir l’infraction de blanchiment, il est d’abord de recueillir des renseignements financiers au profit quasi exclusif du pouvoir exécutif et sous un contrôle formel et palot du parlement .
Les avocats et notamment les avocats de France ont perçu dans la procédure de déclaration de soupçon une manouvre pour déjouer les règles du secret professionnel, protection de la confiance des justiciables
Bien que les pouvoirs publics aient alors admis du bout des doigts des mesures particulières, en effet
-La réglementation tracfin ne concerne ni les procédures judicaires ni les consultations juridiques
-La réglementation tracfin applicable aux avocats ne concerne que certaine « transactions « limitativement énumérées à l’article L 561-3 du code monétaire et financier
-La déclaration tracfin doit obligatoirement être faite au travers du filtre du bâtonnier en exercice
Au fil de l’application de la procédure Tracfin, certains professionnels se sont aperçus de la fausseté savamment entretenue par les pouvoirs publics de l’ image de l’activité de ce service administratif , en effet
TRACFIN N’EST PAS UN SERVICE DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT
TRACFIN EST LE SERVICE DE RENSEIGNEMENT FINANCIER FRANÇAIS
plan de la tribune
Le rôle de service de renseignement de tracfin a été voulu par le législateur
Le service tracfin est contrôlé par le parlement dans le cadre des services de renseignements
En pratique, le service tracfin est essentiellement un service de renseignement
Les renseignements reçus par tracfin
Le tableau complet des déclarations de soupçon
Les informations diffusées par tracfin
Les notes d’informations transmises à l’autorité judiciaire
Analyse des notes d’informations transmises à la justice par catégories d’infraction principales
Les suites judicaires de ces informations
Les transmissions aux douanes
Les transmissions à la direction des impôts (DGFIP)
Les transmissions à la Police judiciaire
Les transmissions aux services de renseignement
Les transmissions aux autorités de contrôle des professionnels
DISSUADER POUR NE PAS DECLARERdoc
18:22 Publié dans a déclaration de soupçon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17.09.2011
Notariat : une police contre la fraude fiscale internationale ????
Le notaire,ce protecteur de l’Etat
L’avocat,ce protecteur de l'Homme
cliquer
Le notariat vient d’obtenir du législateur une nouvelle activité mais celle ci ne serait elle pas empoisonnée ?
L’objectif de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales
est un principe de valeur constitutionnelle
Décision n° 2011-165 QPC du 16 septembre 2011
MAIS CE TEXTE OUVRE AUSSI UNE FORMIDABLE OPPORTUNITE
POUR LES AVOCATS DE FRANCE
S ASSOCIER AVEC LES PROFESSIONNELS ETRANGERS
POUR REALISER EN FRANCE DES ACTES DE CESSION DE PARTS
PAR ACTE D'AVOCAT
la lettre de victoire du notariat.
le notariat a l ambition d'authentifier toutes les cessions de parts
Le notariat n'est il pas entrain de devenir la police privée
contre la fraude fiscale internationale ?
La cession des parts de sociétés étrangères
détenant des immeubles en France
Et son rôle de notaire français protecteur de l'état se renforce en controlant la totalité des cessions de part de sociétés à prépondérance immobilière réalisées à l'etranger par des professionnels français ou étrangers .
Cette nouvelle délégation de contrôle fiscal,octroyée au notariat français une nouvelle fois gratuitement et sans concours, de l’activité des notaires étrangers et des avocats étrangers et francais est elle compatible avec les règles européennes ?.
Par ailleurs , la loi ne prévoit aucune sanction, mais la sanction du défaut d'acte authentique va être proposée dans la loi de finances 2012 au conseil des ministres du 28 septembre .Elle serait du m^me type que celle prévue par l'article 14 de la loi du 29 juillet 2011 sur la fiscalité des trusts.
L’article 1er de la loi de finances rectificative (en cours de publication) précise en effet
Article 1er 9 – Le 2° du I de l’article 726 CGI est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les cessions de participations de sociétés à prépondérance immobilière étrangères détenant des immeubles en France sont réalisées à l’étranger, elles doivent être constatées dans le délai d’un mois par un acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France.
Ce nouveau marché est économiquement important mais "délicat"- j'allais écrire deontologiquement à Risque- à assister et à conseiller.
Ce marché est en effet un des secteurs dominés par l’anonymat –souvent politique- permettant de frauder intensément notamment les intérêts budgétaires de la France ainsi que les intérêts d'autres Nations ...
Compte tenu des importantes et nécessaires contraintes de vigilance type tracfin à réunir, rarissimes sont les avocats de France qui osaient s’essayer dans cette activité lucrative , certes légale mais souvent soupçonnable.
les nouvelles obligations des avocats
en matière de lutte contre le blanchiment
Mais en dehors de l’aspect économique de cette réforme, il existe aussi un aspect politique
Ce texte est aussi un texte contre une forme importante d’évasion fiscale et le notariat est monté en première ligne pour assister l état dans ce domaine
Le fossé entre le notariat et l’avocat s’élargit donc encore : Après sa passion pour la déclaration de soupçon ,le notariat devient l'assistant direct de l’état dans la nécessaire mission de lutter contre la fraude fiscale .
le notaire et tracfin
Maître Jean-Pierre FERRET, président du Conseil supérieur du Notariat
"Il importe que les trafiquants sachent qu'en France, les notaires, du fait de leur rôle d'officier public, aident les pouvoirs publics à lutter contre ce fléau, en s’interrogeant notamment sur les véritables motivations qui président à l’acquisition d’un bien immobilier."
l'avocat et tracfin
12:12 Publié dans a déclaration de soupçon, NOTAIRE, RESPONSABILITE DES AVOCATS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.09.2011
TRAFIN : aucune déclaration de soupçon par les avocats en 2010
TRAFIN : aucune déclaration de soupçons en 2010 par les avocats
les nouvelles obligations
en matière de lutte contre le blanchiment
Le cercle du Barreau est heureux et fier d’annoncer
que les avocats de France n’ont déposé aucune déclaration de soupçon en 2010
Les tribunes du cercle sur Tracfin
Le rapport 2010 du service de renseignement financier TRAFIN
Le cercle du barreau a toujours soutenu l’ardente obligation pour les avocats de prévenir et d’ empêcher la commission d’infraction pénale.
Cette obligation est d’abord déontologique prenant racine dans notre serment et le fait de participer à une « transaction » tracfinable exclut un avocat de son serment et peut le rendre complice pénal de son client et notamment faire perdre à celui ci les garanties d’ordre public du secret de l’avocat
Mais,pour nous, la déclaration de soupçon ne doit pas être une méthode
pour bénéficier des scélérates immunités légales
Quelle est donc l’éthique, le sens moral, la probité ,la délicatesse, le sens de l’honneur des autres professionnels dits de confiance qui déposent des déclarations de soupçon pour « être de bonne foi » afin de bénéficier des immunités pénales , civiles et disciplinaires prévues par l’ordonnance du 29 janvier 2009
et
ce tout en continuant à participer à des opérations ou transactions qu’ils savent illégales alors que de plus ils osent demander des honoraires à leurs clients dénoncés ?(réflexion tirée des commentaires de T WICKERS en février 2010)
La devise « dissuadons pour ne pas être complice « est notre devise comme cela avait ébauché le 17 décembre 2009 par Jean Castelain et François Xavier Mattéoli devant Mr Carpentier (cliquer) et prochainement diffusé dans l’excellent rapport du CNB sous la responsabilité d’Andréane SACAZE
L’approche de la commission actuelle de Bruxelles est malsaine et mais en cause les racines de la démocratie comme l’avait rappelé Christian Charrière Bournazel
Une autre approche est possible pour prévenir le « crime »; celle de la responsabilité c'est-à-dire l’obligation de dire NON à une opération tracfinable et de refuser d’y participer.
la définition du GAFI sur "l'entrée en relation d'affaires"
Nous les avocats de France pouvons redevenir les protecteurs légaux
C’est cette approche ,de liberté responsable et non de délation secrète immunisante qui sera développée devant la cour européenne des droits de l homme qui a été saisie par un avocat , avec le Barreau de Paris sur l’arrêt du d’état 23 juillet 2010
Le cercle du barreau difffusera vers le 15 aout la position de Beccaria sur les accusations secrètes.
Le rapport de tracfin sur l’activité des avocats (page 73)
« On ne peut que relever, à l’instar des conclusions du rapport d’évaluation de la France par le Gafi, l’absence de participation des avocats au dispositif.
Pourtant le Conseil d’État, dans son arrêt du 23 juillet 2010, a confirmé la place particulière mais non contestée des avocats dans le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Il a reconnu compétence au Conseil national du barreau pour édicter des procédures internes destinées à mettre en oeuvre de façon unifiée, pour la profession d’avocat, les obligations de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et un dispositif de contrôle interne destiné à assurer le respect de ces procédures.
Par ailleurs, le Conseil d’État a jugé que, eu égard, d’une part, à l’intérêt général qui s’attache à la lutte contre le blanchiment de capitaux et, d’autre part, à la garantie que représente l’exclusion de son champ d’application des informations reçues ou obtenues par les avocats à l’occasion de leurs activités juridictionnelles, ainsi que de celles reçues ou obtenues dans le cadre d’une consultation juridique, la soumission des avocats à l’obligation de déclaration de soupçon ne portait pas une atteinte excessive au secret professionnel.
L’obligation de déclaration n’est pas incompatible avec les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui protègent notamment le droit fondamental au secret professionnel. «
le tableau complet des déclarations de soupçon
|
Analyse détaillée des déclarations |
2008 |
2009 |
2009 |
|
Nombre total des déclarations |
14.565 |
17.310 |
19.208 |
|
Notaires |
347 |
370 |
674 |
|
Commissaires aux comptes |
5 |
22 |
46 |
|
Experts-comptables |
19 |
55 |
98 |
|
avocats |
3 |
2 |
0 |
03:09 Publié dans a déclaration de soupçon, a-Secret professionnel et Blanchiment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : tracfin, declaration de soupçon par les avocats |
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