18.02.2012
Du droit de choisir son avocat pendant la garde à vue
Du droit de choisir son avocat pendant la garde à vue
Le droit de choisir LIBREMENT son avocat est un devenu un droit fondamental dont les premières racines ont poussées grâce aux articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et au décret du 9 octobre 1789 ayant abrogé l’ordonnance criminelle de Colbert
le conseil constitutionnel protecteur de la déclaration de 1789
Dans le cadre de certaines infractions, le législateur a oblige le gardé à vue à choisir un avocat désigne par le bâtonnier sur une liste nationale
L’article 706-88-2 du code de procédure pénale a codifié ce principe :
« Si la personne est gardée à vue pour une infraction mentionnée au 11° de l'article 706-73, le juge des libertés et de la détention, saisi par le procureur de la République à la demande de l'officier de police judiciaire, ou le juge d'instruction lorsque la garde à vue intervient au cours d'une instruction, peut décider que la personne sera assistée par un avocat désigné par le bâtonnier sur une liste d'avocats habilités, établie par le bureau du Conseil national des barreaux sur propositions des conseils de l'ordre de chaque barreau. « Les modalités d'application du premier alinéa sont définies par décret en Conseil d'État » ;
ATTENTION Par décision du 17 février 2012, le conseil a annulé ce texte avec effet immédiat non sur le principe du choix de l’avocat par le bâtonnier pendant la garde à vue mais sur les modalités d’application.Une nouvelle loi va donc être proposée....
Décision n° 2012-223 QPC du 17 février 2012
si la liberté, pour la personne soupçonnée, de choisir son avocat peut, à titre exceptionnel, être différée pendant la durée de sa garde à vue afin de ne pas compromettre la recherche des auteurs de crimes et délits en matière de terrorisme ou de garantir la sécurité des personnes,
il incombe au législateur de définir les conditions et les modalités selon lesquelles une telle atteinte aux conditions d'exercice des droits de la défense peut-être mise en œuvre ;
les dispositions contestées se bornent à prévoir, pour une catégorie d'infractions, que le juge peut décider que la personne gardée à vue sera assistée par un avocat désigné par le bâtonnier de l'ordre des avocats sur une liste d'avocats habilités établie par le bureau du Conseil national des barreaux sur propositions des conseils de l'ordre de chaque barreau ; qu'elles n'obligent pas à motiver la décision ni ne définissent les circonstances particulières de l'enquête ou de l'instruction et les raisons permettant d'imposer une telle restriction aux droits de la défense ;
en adoptant les dispositions contestées sans encadrer le pouvoir donné au juge de priver la personne gardée à vue du libre choix de son avocat, le législateur a méconnu l'étendue de sa compétence dans des conditions qui portent atteinte aux droits de la défense ;
Par suite, l'article 706-88-2 du code de procédure pénale doit être déclaré contraire à la Constitution
03:33 Publié dans Europe et Justice, La fonction d'avocat, La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : décision n° 2012-223 qpc du 17 février 2012 |
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24.01.2012
Le palais de Paris devant le conseil d état
Le palais devant le conseil d état !
L’association LA JUSTICE DANS LA CITE entend déférer à la censure du conseil d'Etat la délibération du 25 novembre 2011
dès que celle-ci sera publiée
pour faire annuler la décision d’octroyer le marché
en partenariat public prive attribué au groupe Bouygues
le premier recours contre le projet Tolbiac
Le projet global de la mairie de paris
le projet du futur palais de justice de Paris par la chancellerie
Désignation du groupement attributaire pressenti
pour le projet du futur palais de justice de Paris
Le conseil d’administration de l’Etablissement Public du Palais de Justice de Paris (EPPJP), présidé par André Gariazzo, premier avocat général à la cour de cassation, réuni le 27 NOVEMBRE 2011 , a désigné, après délibération, sur proposition de son directeur général Jean-Pierre Weiss, le groupement dont Bouygues Bâtiment Ile-de-France est mandataire et dont l’architecte est Renzo Piano, comme attributaire pressenti du contrat de partenariat relatif
au financement,
à la construction et
à l'exploitation-maintenance du futur palais de justice de Paris sur la ZAC Clichy-Batignolles, à l'issue d'une procédure de dialogue compétitif lancée le 2 juin 2010.
Le marche a t il été transparent
Les annonces de marché supérieures à 20 000 € HT sont publiées sur le site BOAMP.fr (un site des journaux officiels), vous avez accès au texte intégral de toutes les annonces de marchés publics (Appel d'offre et résultat de marché).
Le Bulletin officiel des annonces des marchés publics
20:02 Publié dans Europe et Justice, La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Cycle Droit et économie de l’environnement - 2011 -2012
Cycle Droit et économie de l’environnement - 2011 -2012
Manifestations validées au titre de la formation des avocats
· Cycle Droit et économie de l’environnement
Le droit pénal de l’environnement
Lundi 6 février 2012
02:14 Publié dans GOUVERNANCE, JUSTICE et LIBERTES, La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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11.01.2012
Cycle Les écrivains en justice
Cycle de conférences à la Cour de cassation 2012 :
Les écrivains en justice
Les jeudis de 18h00 à 20h00 en Grand'chambre de la Cour de cassation
9 février : "Les écrivains médiévaux dans les geôles pontificales d'Avignon au XIVe siècle : le cas de Jean de Roquetaillade"
par André VAUCHEZ, membre de l'Institut
15 mars : "Le procès de Socrate : mourir pour la loi"
par Emmanuelle CHEVREAU, professeur à l'Université Paris II Panthéon Assas
5 avril : "L'affaire Tartuffe : Molière face à la justice royale"par Christian BIET, professeur à l'Université de Nanterre
31 mai : "Flaubert et la litterature en procès au XIXe siècle"
par Yvan LECLER, professeur à l'Université de Rouen
4 octobre : "Responsabilité pénale de l'auteur et éthique de l'écrivain (XIXe-XXe siècles)
par Gisèle SAPIRO, directeur de recherches au CNRS
15 novembre : "Jean Genet poète et voleur"
par François OST, professeur aux Facultés Saint-Louis de Bruxelles et Florence RICHTER, criminologue
29 novembre : "Proudhon devant ses juges"
par Anne-Sophie CHAMBOST, Maître de conférences à l'Université Paris V René Descartes
6 décembre : "Quand la litterature rend la justice : le cas Marcel Aymé"
par Anne SIMONIN, directreur de recherches au CNRS
22:27 Publié dans Europe et Justice, La justice dans la cité, NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03.11.2011
Quelle politique de sécurité ?
La politique de sécurité sera un des enjeux majeurs
de l'élection présidentielle.
La FONDATION PROGRESSISTE TERRA NOVA propose de définir un nouveau contrat, en restaurant la relation entre la police et ceux qu'elle protège, en mettant en œuvre une véritable police de proximité, ancrée et pérennisée sur les territoires.
Le rapport de Terra Nova "Changer de politique de sécurité" propose de faire de la police un service public à part entière, en rétablissant la confiance entre police, gendarmerie et usagers, en rompant avec la politique du chiffre, le simplisme de la "vidéoprotection" et de l'opposition police-justice, par la mise en place d'un service public de la sécurité modernisé, territorialement adapté, tourné vers la protection des personnes et rendant des comptes aux usagers.
le rapport complet la synthèse du rapport
Comme le souligne la journaliste d'Actuel Avocat Marine Babonneau (cliquer ) , certaines des propositions se rapprochent du rapport Bockel de novembre 2010
Rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes
Ce rapport formule 15 propositions sur la prévention de la délinquance des jeunes. Il propose notamment de renforcer l'autorité parentale, favoriser l'intégration et responsabiliser les familles à l'égard de l'obligation scolaire. Par ailleurs il préconise des mesures pour accompagner les dispositifs contre l'absentéisme et le décrochage scolaire, qui touche 60 000 élèves par an.
Il est proposé en particulier la mise en place d'un repérage précoce des difficultés sociales et sanitaires des enfants afin de permettre leur prise en charge le plus en amont possible. Certaines mesures visent à mettre en oeuvre une politique ciblée sur les violences commises par les bandes de jeunes filles, à redonner une place centrale à la prévention spécialisée et aux éducateurs de rue et à développer des formations adaptées aux spécificités des mineurs dans les écoles de police.
Le rapport propose enfin la création d'un dispositif d'appel à des bénévoles pour mettre en oeuvre un parrainage civique de jeunes en situation de rupture.
08:21 Publié dans Europe et Justice, La fonction d'avocat, La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.10.2011
L’avocat, ce garant de la vérité ?
L'article 1er de la loi du 14 avril 2011 sur la garde à vue a aussi élargit considérablement nos obligations de mission de service public en nous faisant les témoins obligatoires et légaux d’un aveu d’infraction .
Si pour le plus grand nombre, ce texte ne fait que consolider notre déontologie, c'est-à-dire de participation à la recherche de la vérité judiciaire, pour d’autres, certainement une petite poignée d’une vraie grosse main , le changement va être radical.
mise à jour au 19 mai 2001
Par un arrêt du 11 mai 2001, la chambre criminelle de la cour de cassation fait sienne la jurisprudence de la cour de Strasbourg sur la non recevabilité d’une déclaration de culpabilité sans avocat.La chambre criminelle casse une décisions de la cour d’appel de Aix en Provence qui avait prononcé la condamnation d'un prévenu au seul motif d'aveux obtenus en au cours d'une garde à vue, en 2007, puis rétractés ensuite.
Mais elle renvoie cette affaire pour être rejugée
19.07.2011
OLYMPE DE GOUGES :Son proçès sous la Terreur
REDIFFUSION ( 1ere du 6 octobre 2006)
La femme a le droit de monter sur l’échafaud ;
Elle doit avoir également celui de monter à la Tribune.
Palais littéraire du 14 septembre 2005
Heidi RANCON CAVENEL
La femme a le droit de monter sur l'échafaud
cliquer pour imprimer avec les liens.doc
lire les documents hsitoriques de la BNF in fine
Plaidoyer d’Olympe de Gouges,
rédigé avant sa comparution devant le Tribunal révolutionnaire
Trop belle, trop courageuse, trop entière pour son siècle, Olympe de Gouges (cliquer pour lire)sera guillotinée le 3 novembre 1793. D’abord écrivain, elle fréquente assidûment les salons littéraires ; c’est à l’âge de quarante ans qu’elle se tourne vers la politique. Très impliquée, elle refuse que la révolution se fasse sans les femmes, pour lesquelles elle réclame l’égalité des droits. Ainsi, elle écrira en 1791, sa célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
.
Mais ses engagements vont encore plus loin. Elle s’insurge contre l’esclavage, s’oppose à la peine de mort, prône la non-violence, défend les orphelins et les droits des mères célibataires. Elle est l’une des premières à faire des propositions concrètes en faveur de la démocratie.
Rejetée des sphères intellectuelles et du milieu politique, elle est portée à l’échafaud pendant les sombres heures de la Terreur. Ses derniers mots seront : Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort !
.
Procès de Marie-Olympe de Gouges
devant le Tribunal révolutionnaire
05:31 Publié dans La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : olympe de gouges |
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11.11.2010
I La garde à vue fiscale
La procédure judiciaire
d’enquête fiscale
Patrick Michaud avocat
I La garde à vue fiscale
pour imprimer cliquer
Une garde à vue annulée pour défaut de notification du droit au silence
Jugement Charleville Mézières 2 décembre 2010 cliquer
Source actuel avocat
Dans un jugement rendu le 2 décembre, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a annulé une mesure de garde à vue, avec effet immédiat. Elle a jugé que le report au 1er juillet 2011 des effets de la nullité pour défaut de notification du droit de se taire, décidé par le Conseil Constitutionnel, puis par la Cour de cassation, n'était pas applicable.
C'est une décision extrêmement motivée, de 13 pages, qu'a rendue le tribunal correctionnel de Charleville-Mezières. Les policiers avaient placé en garde à vue (GAV) une personne conduisant un véhicule en état d'ivresse ; ils avaient décidé de différer le moment de la notification de ses droits à l'intéressé car il ne semblait pas être en état de comprendre lors de l'interpellation.
20:43 Publié dans La justice dans la cité, Le curseur des libertés | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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06.10.2010
Le Loup et l'Agneau par Jean de la Fontaine
Le Loup et l'Agneau : qui est qui ?
Innocence coupable et coupable de tout
Le jugement
La raison du plus fort est toujours la meilleure cliquer
C'est en 1668, le 31 mars que Jean de la Fontaine fait paraitre son premier ouvrage :
« Les Fables Choisies ». Ce recueil contient 124 fables réparties en 6 livres. Dédié au Dauphin, il obtient un succès éclatant. Jean de la Fontaine est alors agé de 47 ans Il publiera ensuite régulièrement de nouvelles fables jusqu'à l'âge de 72 ans. Son dernier recueil parait en 1693, le 1er septembre. Il reprend des publications antérieures et dix fables inédites.
Sa dernière fable, « Le Juge arbitre, l'Hospitalier, et le Solitaire » s'achève non par une morale mais par une sorte d'exhortation à tous les hommes et en particulier aux grands de ce monde :
Magistrats, Princes et Ministres,
Vous que doivent troubler mille accidents sinistres,
Que le malheur abat, que le bonheur corrompt,
Vous ne vous voyez point, vous ne voyez personne.
07:45 Publié dans La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : jugement kerviel du 5 octobre 2010 |
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01.05.2010
BERE rejoint SULLY,MENDES et PINAY par Patrick Michaud
REDIFFFUSION
- N OUBLIONS QUE LA RUMEUR A DEJA FRAPPE UN HOMME DE QUALITE
"Il a consacré toute son énergie à convaincre ses concitoyens que la justice sociale doit être le but de toute action politique et qu'elle ne peut être construite que sur une économie solide, moderne et transparente. Il savait que ce sont d'abord les plus modestes qui paient les illusions de la facilité."
Francois Mitterand, avocat au Barreau de Paris, président de la République
Le petit Prince et la dame rumeur
La rumeur et le héros par CAMUS
Un lecteur , du speudonyme J.M.KEYNES, m’a rappelé que j’avais oublié de joindre Pierre Bérégovoy à ma trilogie des ministres de finances ayant une envergure d’homme d’état, c’est à dire de citoyen qui se projette non pas dans la prochaine élection mais dans la prochaine génération.
Cette trilogie était composée de SULLY,MENDES et PINAY.
Que ce premier mai 2008 , date d’anniversaire de son départ, me permette d’effacer cet oubli.
L’œuvre politique de PIERRE BEREGOVOY est encore immense et a été un vrai progrès pour nous tous .
Que nos ministres des finances présents et futurs n’oublient pas l’expérience de ces quatre serviteurs de la France.
07:40 Publié dans GESTION,FISCALITE,SOCIAL et STATS, JUSTICE et LIBERTES, La justice dans la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : politique, justice, sarkozy, royal, bayrou, beregovoy, finances |
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