21/02/2008
la Retention de sureté et Colbert
L'esprit de l'ordonnance criminelle de Colbert revient il ?
L'avocat : ce gardien du curseur des libertés
La lettre de cachet avant le décret du 9 octobre 1789
la "rétention de sûreté". ?
Je blogue l’article du Monde du 21.02.08 de nos confrères
Après la rétention préventive
pour soupçon de récidive
Bientôt la délation obligatoire
pour soupçon de délit
Art. 706-53-13. – À titre exceptionnel, les personnes dont il est établi, à l'issue d'un réexamen de leur situation intervenant à la fin de l'exécution de leur peine, qu'elles présentent une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive parce qu'elles souffrent d'un trouble grave de la personnalité, peuvent faire l'objet à l'issue de cette peine d'une rétention de sûreté selon les modalités prévues par le présent chapitre, à la condition qu'elles aient été condamnées à une peine de réclusion criminelle d'une durée égale ou supérieure à quinze ans pour les crimes, commis sur une victime mineure, d'assassinat ou de meurtre, de torture ou actes de barbarie, de viol, d'enlèvement ou de séquestration.
Les mots prennent quelques précautions mais ne peuvent cacher l'effrayante réalité de la loi :
l'être humain tenu pour dangereux pourra être placé en "rétention" pour une période d'un an reconductible indéfiniment, après qu'il eut payé sa peine et alors qu'il eut dû retrouver sa liberté.
Il restera "retenu" sans infraction, sans jugement, sans peine prononcée, parce qu'il est "dangereux", auteur virtuel d'infractions éventuelles.
17:20 Publié dans Le curseur des libertés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : justice, libertés, droits de l homme, avocat, michaud, servan, grenoble |
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