07/12/2008

Le droit et les religions par le notariat

abbé gregoire.jpgLe caractère laïc  - au sens moderne du mot-  de notre république, né grâce aux avocats jansénistes de 1789, a comme corolaire la liberté de la pratique et surtout de la croyance religieuse de chacun et de chacune.

 

 

 

Les avocats ont été les pères fondateurs de la liberté  de pratiquer sa religion

 

Aujourd’hui  notre opinion publique cherche des repères fondés sur le passé mais aussi porteur d’avenir

 

Les notaires, nos confrères de l’article 56, reprennent la relève et ont eu le courage  d’éditer  leur revue sur ce thème

 

Dans le cadre de l'anniversaire de la déclaration des droits de l homme ,je la livre à votre réflexion NOTAIRE ET RELIGIEN.jpg

 

Foulard islamique : la CEDH a estimé dans les deux arrêts Dogru et Kervanci c/ France rendus le 4 décembre 2008 que la conception française de la laïcité, valeur constitutionnelle, justifiait l'exclusion de leur école de deux jeunes filles qui refusaient d'ôter leur voile dans leur école

 

Un des 2 arrêts CEDH sur l'affaire du foulard

 

LE DROIT ET LES RELIGIONS

 

UNE SELECTION DE L ARTICLE

 

la profession d'avocat et la liberté religieuse  CEDH 21  FEVRIER 2008

 

La position de JEAN YVES DUPEUX Avocat

 

 

Historique: de la dénonciation du secret de la confession ??

 

La non-tolérance resta la norme jusqu'à la Révolution française qui abolit la religion d'État et confisqua les propriétés de l'Église.

Concernant la France, la liberté religieuse est évoquée dans l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. »

Mais la mise en application de ce principe pris du temps

 Les rois étaient appelés défenseurs de la foi. Les prêtres qui n'avaient pas prêté serment à la constitution civile du clergé en 1791, appelés prêtres réfractaires, ont été sévèrement persécutés pendant la Terreur.

Le 21 février 1795, la Convention mettant  fin à cinq ans de non-tolérance du protestantisme proclame  la liberté de culte.

L’abbé Grégoire en a été un des rédacteurs  et je met en ligne la position de notre confrère Gaston Monnerville sur cet abbé des lumières.

La position de Me Monnerville sur la liberté religieuse


Désormais, l'État autorise l'exercice du culte de son choix mais insiste sur le fait qu'il doit se dérouler sans signes ostentatoires et que l'État ne sera pas mis à contribution pour fournir des lieux de prières.

 

 

La loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, élément clé de la laïcité française, introduit la notion de « culte » qui désigne la pratique associée à une croyance au sens large.
L'État s'interdit de définir ce qu'est ou n'est pas une religion ou une croyance. Son article 1 stipule que « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »[7]

Dans l'article 1 de la Constitution française de 1958, il est stipulé que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Notons le terme de « croyance » et non de « religion ».

 

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