mercredi, 25 août 2010
Les penseurs du CODE CIVIL

Coll. Histoire de la Justice 19
Association française pour l'histoire de la justice
Une approche historique et juridique sur la genèse du Code civil
Le Code civil est issu d'une rupture, celle de 1789. Son contenu est le fruit de travaux préparatoires où, de Cambacérès à Portalis, se sont illustrés de grands serviteurs de l'État, tandis que Napoléon en a stimulé l'achèvement.
Le Code s'inspire aussi de la politique législative et judiciaire du XVIIIe siècle, dont d'Aguesseau, avocat général puis chancelier de Louis XV, a été le promoteur.
Mais la cohérence du Code relève d'apports plus subtils : elle est le fruit d'une culture juridique, celle de penseurs dont la formation et la pratique s'enracinent dans une tradition multiséculaire où l'art oratoire se mêle à la scolastique médiévale. En mettant l'accent sur la pensée juridique qui sous-tend la réalisation du Code, ce livre prétend donc éclairer comment, et parfois de façon contradictoire, se sont noués les fils qui unissent les dispositions de l'ancien droit et celles du nouveau droit codifié.
06:00 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 20 août 2010
Bicentenaire du code pénal
Code pénal et code d'instruction criminelle :
Livre du bicentenaire cliquer
Au nom de l'ordre : une histoire politique du code pénal
La peine de mort en France de la Révolution à l'abolition
Le code des délits et des peines de l'an IV
LE TRAITE DES DELITS ET DES PEINES en version originale cliquer
Analyse par Gilles Baudouin,
Direction des collections, Département Droit économie politique BNF
En 2010, nous célébrons le bicentenaire du Code pénal, publié le 12 février 1810 et entré en vigueur le 1er janvier 1811. Dernier des cinq grands codes napoléoniens, il constitue encore de nos jours une source majeure du droit pénal français, même s’il a été profondément refondu en 1992 pour tenir compte des formes modernes de délinquance criminelle.
Outre une édition originale de 1810 détenue à la Réserve des livres rares, la BnF possède plusieurs éditions conformes
A la Révolution, en 1791, se met en place une première législation codifiée qui tranche avec l’arbitraire de la justice royale et les abus de l’Ancien Régime. Tout en gardant certains principes révolutionnaires, la codification impériale de 1810 se propose d’assurer l’unité et la pérennité de l’Empire par un retour partiel aux institutions autoritaires de l’absolutisme : ce texte de référence unique, qui permet aux citoyens d’avoir une connaissance aussi précise que possible de ce qui est prohibé, concrétise ainsi une maxime du juriste Jean Etienne Portalis, l’un des principaux rédacteurs du code civil de 1804, affirmant qu’il ne saurait y avoir de crimes ou de délits sans qu’ils soient, d’une part, précisément définis et regroupés dans un seul texte, et d’autre part, sans qu’y soient associées les sanctions applicables : « nullum crimen sine lege, nulla poena sine lege » (pas de crime sans loi, pas de peine sans loi précédente).
Le principe de légalité criminelle réduit considérablement la part interprétative du juge, dont la fonction est désormais, dans la grande majorité des cas, purement distributive : à tel délit, telle peine prononcée : la qualification d’un acte laissée aux soins de juges professionnels devient une opération technique, voire mécanique : en témoigne cette page du code pénal militaire avec nomenclature alphabétique des délits et des peines requises
En particulier, le juge ne dispose d’aucune marge de manœuvre pour les infractions graves punies de mort ou des travaux forcés à perpétuité
Tandis que la définition des incriminations se fait plus précise avec ce qu’on appelle la tripartition (crimes, délits, contraventions), le législateur abandonne le système révolutionnaire de la fixité des peines pour une modulation du châtiment, entre un minimum et un maximum laissé à l’appréciation du juge, du moins pour les délits mineurs.
Mais le Code de 1810 reste très sévère pour les infractions classées comme crimes, avec un recours abondant à la peine capitale et au « spectacle pénal » la perpétuité de certaines peines et les supplices corporels.
Si le Code pénal de 1810 reflète l’expression de la volonté même de l’Empereur, néanmoins le processus de codification au XIXe siècle répond à une aspiration profonde dans l’opinion publique d’unification et de simplification du droit dans un but de sécurité juridique : tout en prônant une doctrine fondée sur l’intimidation des criminels, le Code met en oeuvre la garantie des droits individuels assurés par la légalité.
Gilles Baudouin, Direction des collections, Département Droit économie politique
17:32 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bicentenaire du code pénal
dimanche, 18 juillet 2010
PEUPLE ET ELITES !!!
L'affaire Bettencourt réactive
le contentieux entre le peuple et les élites
A la demande d’un de nos amis lecteurs de ce blog je vous livre l’analyse de Marcel Gauchet sur la situation « spirituelle » de la France
L'affaire Bettencourt réactive le contentieux entre le peuple et les élites
par Marcel Gauchet Le Monde
Historien et philosophe, Marcel Gauchet, 63 ans, est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Rédacteur en chef de la revue Le Débat, qui vient de fêter ses 30 ans, il est l'auteur de plus d'une vingtaine d'essais, centrés sur la démocratie, la religion, l'éducation et le pouvoir.
Dans l’article du Monde du 17 juillet 2010,il s'exprime en tant qu'"observateur de la vie politique française, et rien de plus", et précise qu'il n'a pas pris part, jusqu'à présent, au débat pro ou anti-Sarkozy.
Ce blog étant uniquement un blog de réflexion avancée qui laisse le lecteur totalement libre de son appréciation, je vous livre quelques extraits -dont j’ai volontairement supprimé les références à des personnalités -dont l’analyse pourra s’appliquer à d’autres organisations de la République
Un sondage qui est un sondage
Quelles sont vos valeurs dans la société d'aujourd'hui ?
Extraits - (pour imprimer l'article en entier cliquer
En France, les élites (un mot que je n'aime pas mais il n'y en a pas d'autres) ont une haute opinion d'elles-mêmes et ne se rendent pas compte du fossé qui les sépare de la population. Elles entretiennent à son égard un mépris bienveillant. Elles veulent son bien, mais elles estiment que leurs mérites éminents doivent être récompensés.
Règne l'idée que le fait de se dévouer pour le bien public mérite reconnaissance, c'est-à-dire privilèges.
De ce point de vue, voyez-vous une différence entre droite et gauche ?
20:57 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'affaire bettencourt réactive le contentieux entre le peuple et
mercredi, 14 avril 2010
DE LA SOUMISSION A LA LIBERTE 1ere partie
@ 3BPZ1A4

Dans le cadre du bicentenaire de la création des ordres d'avocats,
je bloque l'évolution politique de notre histoire
De la soumission à la liberté
1ère partie
1804 La parole contrôlée
1810 Des ordres sous tutelle
Pour imprimer avec les liens cliquer
APRES LA CHUTE DE L’ANCIEN REGIME
L’ESSOR D’UN AVOCAT ROI (1) MAIS SOUS TUTELLE
Patrick Michaud, avocat
[1] L’essor de l’avocat roi au XIX siècle par J G Moore ASMP cliquer
L’indépendance de l’avocat tant vis-à-vis des pouvoirs publics que de ses clients ne s’est développée que petits pas par petits pas.Cette tribune a pour objectif de nous raconter notre histoire.
L’objectif politique de époque était de mettre en application les nouveaux codes par des professionnels contrôlés par les pouvoirs publics
-Contrôler l’écrit des notaires par l’acte authentique, établi par des notaires publics et surtout enregistré c'est-à-dire contrôlé par l’administration
-Contrôler la parole des avocats par un serment de soumission aux pouvoirs politiques auquel étaient soumis les avocats par le décret de 1804 et par la création, en 1810, de nombreux ordres de discipline soumis à la tutelles directe du Garde des Sceaux .
Seule la profession d’avocat a su se libérer du carcan étatique et ce depuis une trentaine d’années comme je l'expliquerai dans la deuxième partie de cette tribune .
Le notariat est resté dans sa situation d’origine de soumission aux pouvoirs publics (Loi du 16 mars 1803 25 ventose an IX )
1790 le sacrifice des avocats
Dès les premiers mois de l’assemblée constituante, les ordres d’avocats ont été supprimés par l’article 10 du décret du 10 septembre 1790 dans les termes suivants :
« Les hommes de loi, ci-devant appelés avocats, ne devant former ni ordre ni corporation n’auront aucun costume particulier dans leurs fonctions ».
16:19 Publié dans Bicentenaire des ordres d'avocats, NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, europe, france, bicentenaire de la création des ordres d'avocats
jeudi, 08 avril 2010
La rumeur et le Héros par CAMUS
BLOG REDIFFUSE PAR SUITE D'ACTUALITE...
La suspicion et la rumeur sont les produits d’une alchimie subtile à laquelle chaque candidat où responsable politique à un poste le mettant sur la sellette est naturellement soumis.
Alchimie à laquelle on se surprend parfois à avoir fourni, à son corps défendant, des ingrédients. Ingrédients dont le précipité peut révéler ,involontairement ,jusqu'à de mortelles propriétés. Car , paraît il, il n’existe pas d’antidote à ce genre de poison.
Au-delà de nos propres querelles, souvent utiles, car permettant la réflexion collective mais devant respecter notre serment , le destin de chacun de nous nous renvoie à notre condition d'homme et de femme public, à ce qui en fait à la fois la grandeur et la misère.
Permettez moi de citer des propos de Camus :
" Le héros est celui qui fait non ce qu'il veut, mais ce qu'il peut... "
Chacun des candidats vient à la vie publique avec ses convictions et son enthousiasme.
07:09 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, politique, avocat, uja, cosal
jeudi, 01 avril 2010
LES TEXTES CITES
Décret du 9 octobre 1789
abrogeant l’ordonnance criminelle de Colbert
Le décret du 9 octobre 1789 (VO)
Le décret du 9 octobre 1789 (V Retranscrite)
Rétablissement du titre d’avocat en 1804
Loi relative aux écoles de droit 22 ventôse an 12 VO (13 mars 1804)
Loi relative aux écoles de droit 22 ventôse an 12 V Retranscrite (13 mars 1804)
Le décret impérial du 14 décembre 1810
Le décret impérial du 14 décembre 1810 (version originale)
Le décret impérial du 14 décembre 1810 (version retranscrite)
Ordonnance du Roi du 20-23 novembre 1822
contenant règlement sur l’exercice de la profession d’avocat
et la formation d’avocat
et la discipline du barreau
14:05 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 10 février 2010
Contre l'absolutisme, l'émergence de la pensée juridique moderne
L'Idéologie de la magistrature ancienne. L'Etat de justice :
France, XIIIe-XXe siècle (tome I)", :
Contre l'absolutisme, l'émergence de la pensée juridique moderne
On affirme souvent qu'il n'y a jamais eu de "pouvoir" judiciaire en France : notre Constitution ne parle-t-elle pas de simple "autorité" ?
Selon Jacques Krynen, il y a là un préjugé. En fait, la justice domine les pouvoirs politiques. Dans ce premier volume d'un travail qui en comptera deux, l'historien examine la période allant de la renaissance du droit romain (XIIIe siècle) à la veille de la Révolution. Et soutient que l'absolutisme royal n'a pas vaincu la justice : l'idéologie de la magistrature ancienne, dit-il, a résisté à l'idéologie "légaliste" du souverain.
04:23 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : magistrature, justice
mardi, 12 janvier 2010
BYE BYE CITRON
rediffusion
1 l'avocat : un roturier de combat
L'INFLUENCE DE L'AVOCAT DE RACINE A NOS JOURS cliquer
pour lire et pour continuer cliquer
1ère partie
L'AVOCAT : UN ROTURIER DE COMBAT
(1602 à 1789)
MONSIEUR LE BATONNIER ADER
Vous m’avez appris qu’un crime odieux avait été commis avant hier dans les locaux de la 1ère chambre de la Cour.
Un chenapan a volé le chapon de notre premier président. Les gardes viennent de le retrouver benoîtement endormi.
Son nom est CITRON,
ce brave chien que nous connaissons tous.
BYE BYE CITRON (pour lire cliquer) publié dans les avocats a Paris octobre 2006
Il convient donc de faire un procès civil exemplaire, mieux historique et des avocats sont recherchés
« Voilà votre portier et votre secrétaire, « Vous en ferez, je crois, d‘excellents avocats. « Ils sont fort ignorants »
et Petit Jean, le portier nommé avocat de la farce de s’étonner : « Mais je ne sais pas lire ».
Léandre lui répondit : « Hé, l’on te soufflera ».
Voilà, mes Chers Confrères, comment RACINE dans « Les PLAIDEURS »se moque des Avocats dans le cadre du procès de CITRON, ce jeune chien qui avait chapardé le chapon du Premier Président de la Cour d’Appel.
Nous sommes en 1669.
pour lire et pour continuer cliquer
23:32 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : justice, commission darrois
lundi, 14 décembre 2009
14 décembre 1810: Un Ordre aux ordres
![]()
le décret du 14 décembre 1810 (version originale)
Son analyse politique est intéressante car elle marque bien que, pour les pouvoirs publics de l'époque, les avocats devaient être fortement contrôlés par un ordre disciplinaire dont les représentants étaient en fait désignés par le pouvoir politique.
Les notaires étaient soumis à un controle étatique encore plus liberticide car nommés par les pouvoirs publics les écrits déposés dans leurs offices étaient controlables puisqu'ils étaient obligatoirement enregistrés mais cette honorable profession n 'a pas su et n'a pas voulu se libérer de la lourde tutelle étatique représentée aujourd'hui par la CLON, la puissante commission de localisation des offices notariaux située au coeur même du ministère de la Justice (décret modifié n °71-942 du 26 novembre 1971)
Le controle du conseil d'état sur la nomination d'un notaire
En 1810 la parole des avocats et l’écrit des notaires
étaient contrôlés par l’État
En 2010 l’écrit des notaires
est toujours contrôlé par l’État
13:36 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : justice, avocat, politique, duc de massa, conseil de discipline des avocats, decret du 14 décembre 1810
mercredi, 09 décembre 2009
C Paley Vincent :12 décembre 1792,des avocats présents pour le premier procès politique
Les remontrances de Me Malesherbes
Le 12 décembre 1792 :
pour la première fois,
des avocats plaident dans un procès politique
Je publie la lettre par laquelle notre confrère ,Me Malesherbes, demande au roi de le prendre pour défenseur.alors que l'histoire se souvient que Louis XVI avait malmené Malesherbes qui s’était exilé en Suisse.
Il offrira dignement son aide à un accusé lucide : " Votre sacrifice est d'autant plus généreux que vous exposez votre vie et que vous ne sauverez pas la mienne ".
Me Malesherbes n'était pas avocat pour lui-même
Ce document historique ( in fine de cette tribune)a été fourni au Cercle du Barreau par
Me Catherine Paley Vincent que nous remercions très chaleureusement.
Bertrand Barère de Vieuzac.........lire la suite
08:43 Publié dans NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paley vincent, louis xvi, justice, politique, république, france
