mardi, 13 mai 2008
L’ORDRE D’AVOCATS : UN PILIER DE LA DEMOCRATIE
CETTE TRIBUNE EST DIFFUSEE DANS LE CADRE D'UNE REFLEXION SUR NOTRE FUTURE ORGANISATION QUI SERA DE LA COMPETENCE DE NOS RESPONSABLES PROFESSIONNELS
AU DELA DE LA RECHERCHE DE LA CONCENTRATION OU DE LA CENTRALISATION DES POUVOIRS,
CHAQUE AVOCAT DE FRANCE A GRACE A SON SERMENT
DANS NOTRE OPINION PUBLIQUE UNE AURA PARTICULIERE
Rediffusion du blog du 16 mai 2006
les tribunes sur l'ordre d'avocats
Nous nous souvenons tous de notre confrère Me Gaspard DELAMALLE, Bâtonnier du Barreau de .Paris.
Il avait été nommé en 1811 par le Duc de Massa, Garde des sceaux, notre confrère Claude-Ambroise REGNIER.
Maître DELAMALLE avait succédé à Maître François TRONCHET, démis de ses fonctions en 1790 en application de la loi initiée par notre confrère Isaac LE CHAPELIER, l’avocat « ultra libéral » de l’époque.
Pour consulter l'intégralité de l'article, veuillez cliquer
Pendant 20 ans, de 1790 à 1810, l’Ordre d’avocats et les avocats ont été officiellement absents de cette période que raconte si bien l’ « immortel » Anatole FRANCE dans son ouvrage « LES DIEUX ONT SOIF » ou notre confrère Guy TARGET, lui aussi immortel, dans ses commentaires sur les travaux préparatoires du second code pénal.
Cette période souvent troublée nous a donné notamment le Code d’instruction criminelle de 1808 et le Code pénal de 1810, codes qui ont permis la première présence officielle et l’essor de l’avocat « officiellement reconnu » en matière de défense et protection pénale.

TARGET n’avait pas oublié le discours de son jeune confrère, le constituant Adrien DUPORT, qui avait, le 31 mai 1791, lors des travaux sur le premier code pénal , déclaré : 
"Ce n’est pas toujours par une obéissance ponctuelle et servile aux ordres de l’opinion que les législateurs portent les lois les plus utiles à leurs pays. Souvent ces lois n’ont de rapport qu’à des besoins momentanés et ne remédient qu’à des effets. les résultats heureux et vastes qui décident du bonheur des peuples tiennent en général a là la méditation et au calcul"
Pour consulter l'intégralité de l'article de 2006, veuillez cliquer
A LIRE : LA LOI DU 14 DECEMBRE 1810: UN ORDRE AUX ORDRES.
20:05 Publié dans La fonction d'avocat, L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avocat, justice
mardi, 08 avril 2008
LE GROS MOT DE COURAGE POLITIQUE de M. BENICHOU
REDIFFUSION
Plaidoyer pour un ordre national des avocats
Le gros mot, interdit sous peine d’omission, est prononcé, écrit et diffusé par la courageuse Gazette du Palais du 18 mars 2008
Qui est donc cet iconoclaste liberticide ?
Qui est donc cet initiateur d’un génocide de bâtonniers ?
Qui sera donc le père du shiisme chez les avocats de France ?
Faut il le mettre sur la sellette pour le passer à la question ?
En clair qui est donc ce nouveau bachi bouzouk
NON, Il ne s agit pas de Vincent Delmas mais de
jeudi, 13 mars 2008
LA NAISSANCE DU DROIT DE LA DEFENSE en 1789
LE PALAIS LITTÉRAIRE et MUSICAL
Mercredi 12 mars 2008
LA NAISSANCE DU DROIT DE LA DEFENSE
L’ABROGATION PAR LA CONSTITUANTE
DE L’ORDONNANCE CRIMINELLE DE COLBERT
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Pour placer sur votre bureau,imprimer ou diffuser avec les liens cliquer.
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LE DECRET DU 9 OCTOBRE 1789 ET
LA NAISSANCE DU DROIT DE LA DEFENSE
le décret en version originale
le décret du 9 octobre 1789 en pdf
« Jamais il ne fut plus nécessaire d’armer les accusés de tout ce qui peut rendre l’innocence évidente, dissiper les préjugés, éteindre les suspicions ; et lorsque tout un peuple agité est prêt à se joindre aux accusateurs, le citoyen dans les fers, seul avec sa conscience, pourquoi ne pourra-t-il invoquer les lumières d’un conseil, la voix d’un défenseur ! »
Nous sommes le 12 mars 1789 .
Le 8 août 1788, le marasme financier et la dégradation de la situation s’étendent dans tout le pays et amènent. Louis XVI à convoquer alors les états généraux du royaume pour le 1er mai 1789.
L'élection des représentants a lieu en janvier 1789
Les représentants du tiers état sont désignés de façon indirecte. Seuls les hommes de plus de 25 ans et payant l'impôt ont le droit de voter. Le 24 janvier, le roi adresse la lettre de convocation des « Etats généraux .
Ce douze mars, quatre avocats, nouvellement élus, dînent, au VERT GALANT, au pied du parlement de Paris :
- Blaise Ader avocat en parlement à Mirande,
- Aimé Charrière avocat en parlement de Limoges
- Jehan Burguburu du baillage d’Ustaritz avocat en parlement, demeurant à Bordeaux.
- Ignace Michaud avocat en parlement, à Lons-le-Saunier
Nous sommes réunis pour faire le point sur la présentation des cahiers de doléance dont un premier projet nous est présenté par Me de BEAUMETZ du Barreau d’ARRAS et nos confrères Tronchet, Thouret ,Lally Tollendal fils
LINGUET et DUPORT viennent nous rejoindre pour un café à l’absinthe .
mercredi, 13 février 2008
LE SERMENT DE BADINTER
rediffusion
UN SOCLE POUR NOTRE DÉVÉLOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Patrick Michaud
Avocat
“Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions
avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité”
Histoire du serment de l'avocat
Nous, avocats, connaissons tous cette formule, sésame pour tout homme ou femme qui aspire à devenir avocat, mais également synthèse en cinq mots, qui sont autant de qualités, de l’essence même de notre déontologie professionnelle et de nos « fonctions"dans la Cité.
Les médecins avaient « le serment d’Hippocrate »,
Les Avocats ont « le serment de Badinter »
Par le serment de BADINTER, nous sommes redevenus les héritiers des Lumières c'est-à-dire des contestataires mais aussi des créateurs de droit.
Notre serment n’est plus le serment d’un auxiliaire de justice mais celui d’un Chevalier du Droit et de la Justice. dont les « fonctions » sont d’abord de défendre et de protéger l’Homme dans tous les aspects de sa vie tant au niveau du conseil que du litige, de les conseiller, les représenter et les assister notamment devant le juge mais aussi de participer à la création du DROIT en proposant notamment aux magistrats de créer de nouvelles règles de droit adaptées à chaque situation humaine de notre époque.
Notre serment, le serment de Badinter, nous permettra alors de reprendre notre place, toute notre place dans la Cité.
17:45 Publié dans aL'acte d 'avocat, La fonction d'avocat, L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : badinter, uja, cnb, cosal, serment avocat, michaud
vendredi, 11 janvier 2008
GOUVERNANCE ET COUR DES COMPTES
Signature de l'indépendance des États-Unis, Charles-Edouard Armand-Dumaresq ; Blérancourt, musée national de la Coopération franco-américaine
A la demande de nombreux avocats responsables professionnels ou non, je blogue, ci-joint, l’avis du Conseil d’État du 8 mars 2007.
L'avis du Conseil d'Etat du 8 mars 2007
Un nouveau débat concernant la gouvernance de notre profession va donc s’ouvrir et, pour ma part, ce débat doit être ouvert à l’ensemble des avocats de France.
De nombreux problèmes politiques sont, en effet, posés directement ou indirectement par cet avis.
1) Sur l’indépendance des barreaux et des avocats .
Je rappelle que l’indépendance des barreaux et des avocats n’est pas une idée seulement sympathique.
Cette indépendance est née grâce à la lutte souvent féroce menée depuis la loi du 14 décembre 1810 ( cliquer pour lire ) par nos confrères contre l’intrusion du pouvoir politique dans l’organisation de notre profession et notamment dans la nomination directe ou indirecte de nos bâtonniers et des membres du Conseil de discipline qu'était seulement l’Ordre à l'époque .
Ce n’est que depuis 1870,grâce à notre confrère Emile OLIVIER
, que notre bâtonnier est élu par chacun de nous et non pas désigné par la ministre de la justice .
Ce combat a aussi été continué avec succès grâce à l’organisation professionnelle « cornaqueuse » de l’époque, l’UJA, et son représentant,
Olivier BERNHEIM afin de supprimer le délit d’audience qui était un moyen pour la Justice de faire pression sur les avocats.
pour lire l'histoire -partielle-de notre indépendance cliquer
Enfin et surtout, par le combat menée en 1981 par l’ensemble de nos Barreaux pour modifier le serment professionnel de l’avocat ( cliquer pour lire )qui était depuis la loi du 13 mars 1804 ( cliquer pour lire )un serment d’allégeance au pouvoir politique, à l’autorité judiciaire et aux Ordres.
Cette liberté responsable retrouvée de l’avocat doit rester un des socles de notre profession.
2 °Un ordre d’avocats : un pilier de notre Démocratie cliquer pour lire
08:50 Publié dans L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, libertés, ordre d'avocat, avis du conseil d etatdroits de l homme, avocat, politique, controle des ordres
lundi, 26 mars 2007
LE BARREAU, AGENT DE CHANGEMENT par Patrick MICHAUD
QUELS SONT DONC CES AVOCATS QUI
HERITIERS DE NOS CONSTITUANTS DE 1789
VEULENT ETRE DES AGENTS DE CHANGEMENT
DANS LA SOCIETE
LEUR BARREAU EST
12:45 Publié dans L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, royal, bayrou, sarkozy, avocat, justice
dimanche, 04 mars 2007
LIBERTE COURTOISE versus OMERTA par Patrick Michaud
Une de nos organisations professionnelles ,le COSAL, membre du CNB, a, dans le cadre d'une perquisition, attiré mon attention sur le mot OMERTA qui serait applicable à notre structure de réflexion et de pouvoir professionnel.
Ce mot , volontiers provocateur , a un sens particulier qui n'est pas ,à mon avis, du tout adapté aux avocats de France pour les raisons suivantes, raisons que j'ai transmises à notre confrère, VINCENT DELMAS, membre du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX.
Cher Vincent Delmas
Dans votre dernier message vous parlez d’omerta.
La définition commune de l’omerta est la suivante
"L'omerta est la loi du silence imposée par une mafia. (cliquer pour lire)
Plus particulièrement, cela signifie que les mafiosi n'impliquent pas la police ou tout autre corps gouvernemental qui s'occupe de justice dans les affaires de la mafia, Cette loi du silence règne car elle joue sur la peur que les non mafieux ont de la mafia, car ils connaissent les représailles qui attendent celui qui parlerait."
Pour ma part, je n’ai jamais eu le sentiment d’appartenir à une mafia.
Notre discrétion vis-à-vis de nos élus et notamment de nos bâtonniers a, à mon avis, des origines historiques.
Traditionnellement, nos Barreaux ont toujours été pauvres comme le furent nos confrères jansénistes de l’ancien régime,ces "juristes roturiers" comme les dénommaient des chroniqueurs du XIX siècle..
Notre refus de maniement de fonds de tiers,de tout mandat, le principe sacré de la gratuité de l’AJ, et nos nombreuses incompatibilités de toute sorte nous mettaient « hors risques ».
Nous pouvions faire confiance puisqu’il n’y avait aucun risque financier
Le vérirable et l'unique risque de l’avocat était le risque disciplinaire.
Ce risque a été organisé sous deux formes :
UN SERMENT D’ALLEGEANCE :
Depuis la loi du 22 ventôse an 12 (13 mars 1804) et jusqu’à 1982, l’avocat était soumis à un serment d’allégeance aux pouvoirs publics et d’obéissance à son bâtonnier (lire Le Serment de Badinter Gaz Pal 3-5 septembre 2006). Cette état d’esprit est encore dans l’esprit de nombreux confrères alors que depuis la loi du 15 juin 1982 et la loi du 31 décembre 1990 – loi qui a supprimé le délit d’audience- notre serment est devenu un serment de liberté humaniste et ce grâce notamment à l’initiative de notre confrère Olivier BERHEIM, en sa qualité de président de l’UJA, organisation professionnelle qui a été un des moteurs de cette « immense réforme » qu’il faut maintenant remettre dans notre mémoire collective
UN ORDRE DISCIPLINAIRE.
La loi refondatrice du 14 décembre 1810 est une loi de discipline comme j’en ai fait l’analyse historique sur le site du cercle du barreau.
Le bâtonnier, désigné en fait par le ministre de la justice (à l’époque il s’agissait de notre confrère Régnier du Barreau de Nancy qui était à la fois ministre de l’intérieur et ministre de la justice) était le président du conseil de discipline.
Là aussi, notre mémoire n’a toujours pas oublié cette tradition historique mais maintenant obsolète.
En effet, ce texte liberticide a été modifié par l'ordonnance du 27 aout 1830 , par le décret du 22 mars 1852 et surtout par le décret du 25 mars 1870_sur l'election_du_Bâtonnier..pdf pris à l'initiative de notre confrère EMILE OLLIVIER, décret qui a permis l'élection directe à la majorité absolue du Bâtonnier par "l'asssemblée générale de l'ordre composée de tous les avcoats inscrits au tableau".
Dans le cadre de mes modestes responsabilités, j’ai comme mes confrères respecté cette tradition de confiance révérencieuse.
Tout a été modifié avec la possibilité de manier les fonds de tiers et l’affaire de RODEZ, affaire qui nous démontré le point faible de nos organisations : une sympathique confiance béate mais irresponsable.
Le décret de 1995 a modifié notre régime de contrôle et a amorcé un début de réflexion sur notre contrôle professionnel.
Les textes législatifs et réglementaires ont bien défini la notion de Barreau, d’Ordre et de Bâtonnier
L’évolution de la perception du pouvoir et des élus chez nos concitoyens va dans le sens d’une plus forte participation, au moins à l’information.
Vous avez précisé qu’une timide poignée estimait ne devoir être soumis à aucun contrôle. Je ne pense pas que cette position puisse tenir à une analyse politique.. ou alors qu’ils rendent des comptes à la fin de leur mandat et qu’ils deviennent responsables..(lisez l’arrêt de cassation sur rodez..cass_babeau.rtf)
C’est à nous avocats de réfléchir à cette évolution, librement, dans le cadre de notre nouveau serment de liberté.
Plusieurs approches sont en effet possibles. Nous sommes en train d'y réfléchir fortement
Votre confrère P Michaud, avocat.
16:10 Publié dans La fonction d'avocat, L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie, NOTRE HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : justice, avocat, cnb, cosal, delmas, bernheim, badinter
mardi, 06 février 2007
« On n'est pas avocat pour soi » par Nathalie Guibert
"Le jugement des crimes contre l'humanité ne peut s'affranchir des règles du respect des droits de l'homme. Le nier, c'est laisser au monde entier l'image d'un dictateur devenu victime."
Me BESCOU avocat à Epinal.
![]()
Dimanche 4 février, des jeunes avocats ont participé au concours international de plaidoiries pour les droits de l'Homme, organisé pour la dix-huitième année consécutive par le Barreau de Caen, le Mémorial pour la paix, et la ville de Caen.
L'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Caen, Bernard Blanchard , porte la manifestation depuis l'origine.
Pour lui, le concours est l'endroit où, "l'espace d'un dimanche, n'importe quel avocat de la planète peut venir exposer un cas et le faire évoluer de façon positive".
Julie Feld ,avocate au barreau de Bruxelles
René Tagne, inscrit au barreau de Yaoundé
Lassiney Camara inscrit au barreau d'Abidjan,
Akpéné Kpegba-Acouetey du barreau de Lomé
Morgan Bescou, avocat à Epinal
Alexis Deswaef, avocat à Bruxelles,
Julie FELD, avocate au barreau de Bruxelles, parle pour Rukhsana, qui habitait à Nottingham, Royaume-Uni. Cette femme était pakistanaise, mère de deux enfants, et enceinte d'un troisième, après une relation extra-conjugale. La honte jetée sur la famille fut telle que son frère l'a étranglée tandis que sa mère la maintenait pour l'empêcher de se débattre.
Elle évoque d'une voix posée Guldunya, jeune Turque de 22 ans que l'époux de sa cousine a mise enceinte,
15:00 Publié dans L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, politique, avocat;patrick michaud, droit de l homme
jeudi, 23 novembre 2006
GOUVERNANCE D' UN ORDRE ?
PROCESSUS DE MISE EN PLACE DE LA DEMOCRATISATION
POUR UNE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
PATRICK MICHAUD
Avocat
L'ORDRE D'AVOCATS:UN PILIER DE LA DEMOCRATIE (ORDRE.pdf cliquer pour lire)
DE L'INDEPENDANCE A L'INTERDEPENDANCE ( DECRET_20CARPA.pdf cliquer pour lire)
Cette demande correspond à celle de nombreux français sur la crédibilité de notre démocratie et des hommes et des femmes qui la représentent. Il s’agit d’un vrai et important problème de société dans lequel ,nous les avocats, devraient reprendre le rôle de combattant positif, similaire à celui que nos confrères constituants avaient eu en 1789.
Il s’agit en effet de définir les règles nouvelles d’une « démocratie participative ».
Elle concerne aussi notre profession, et l’étude de la gouvernance de la profession devra être réfléchie à deux niveaux ,au niveau national et au niveau local.
Je suis conscient des pesanteurs historiques qu’il faudra convaincre et le soutien « cornaqueur » de certaines organisations professionnelles sera nécessaire, mais mon objectif sera d’ abord de réussir à établir un consensus d’esprit par un maximum de participants.
Je serai un facilitateur de l’évolution et non un révolutionnaire.
Pour réussir, je devrai savoir « embrasser le hérisson sur le museau », méthode appliquée par les paysans du Haut Jura et qui a déjà réussie tant à la carpa par la suppression des articles 42 et à l’Anaafa en 1977 par une adhésion « forcément spontanée » des Ordres à notre nouvelle politique fiscale de l’époque.
I - AU NIVEAU NATIONAL
Nos centres de décision sont trop dispersés, situation qui procure un délicat plaisir pour nos concurrents et aussi certainement pour un certain nombre de membres participant aux pouvoirs publics.
A titre d’exemple, le Barreau de Nevers a pris, le 15 mars 2005, une décision (conseil_de_l_ordre_bourges.2) remettant en cause le droit pour un avocat de faire de la publicité sur internet et dans les pages jaunes avec le dispositif suivant :
« Le conseil de l’ordre à la majorité absolue considère que la publication d’un encart dans l’annuaire des pages jaunes papier, minitel ou internet est contraires aux règles régissant les principes essentiels de la profession d’avocat »
Cette décision a été confirmée par la cour d’appel de BOURGES – 13 avril 2006 n°344°(cour_d_appel.2.pdf)
Si la cour de cassation confirmait cette position, la politique de développement de nombreux cabinets sera fortement, pour le moins, fragilisée.
19:45 Publié dans L'ordre d'avocat:un pilier de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 17 août 2006
L'ORDONNANCE DE COLBERT SERAIT ELLE DE RETOUR?
Le décret relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux modifiant le Code monétaire et financier est entré en vigueur le 26 juin dernier Ce décret vient renforcer les obligations pour les professionnels du chiffre et du droit, dont les avocats qui viennent de déposer un recours devant le Conseil d’Etat
L'histoire nous donne déjà raison:les directives de Bruxelles sont un retour à l'esprit de
l'ordonnance de Colbert de 1670. cliquer pour lire
Elles créent un affront à nos juristes des Lumières , eux aussi européens convaincus qui s'étaient opposés à la pratique des monitoires ;
il existe donc une autre politique que celle imposée par les actuels fonctionnaires de BRUXELLES.
A NOUS AVOCATS, IL CONVIENT D EN INFORMER NOS CONCITOYENS
Le Décret pour lire cliquer
La position de Patrick MICHAUD Pour lire cliquer
Les traditions anglo-saxonnes et françaises sont très différentes.
En France, nous avons une administration centralisée extrêmement puissante et dont le credo est d’abord le service de l’Etat et non le service du citoyen.
Cette mentalité est en train d’évoluer mais à ce jour un maillage fiscalo-administratif policier et judiciaire très puissant est en place.
Le secret professionnel et les règles de confidentialité des avocats sont pour ces hommes légalistes et de bonne foi une muraille de chine qui résiste encore et qu’il faut démanteler.
Ces hommes sont dans l’erreur.....pour lire la suite cliquer sur le lien ci-dessus

