LE COURAGE ET LA CONVICTION (cliquer)

Madame Veil, le 26 novembre 1976

Madame Veil, le 26 novembre 1976

Fille d'un architecte, Simone Jacob fut déportée avec sa famille en mars 1944 au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau (sous le matricule 78651), elle en est la seule survivante avec sa sœur. Elles sont libérées le 27 janvier 1945.

Ayant obtenu son baccalauréat en 1943 avant d'être déportée, elle s'inscrit en 1945 à la faculté de droit et à Institut d'études politiques de l'Université de Paris où elle rencontre Antoine Veil, futur inspecteur des finances, qu'elle épouse le 26 octobre 1946. Ils ont trois fils.

Munie de sa licence et de son diplôme de l'I.E.P., elle renonce à la carrière d'avocat qu'elle avait envisagée pour entrer dans la magistrature où elle mène sa carrière jusqu'en mai 1974.

Elle devient alors, après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, ministre de la Santé dans le gouvernement dirigé par Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements successifs de Raymond Barre jusqu'en juillet 1979.

À ce titre, elle est maître d'œuvre de l'adoption par le Parlement du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement, texte qui entre en vigueur le 17 janvier 1975.

Elle devient et reste la personnalité politique la plus populaire de France.

En juin-juillet 1979, elle quitte le gouvernement pour conduire, à la demande de Valéry Giscard d'Estaing, la liste Union pour la démocratie française (UDF) lors des premières élections européennes au suffrage universel, devenant dans la foulée la première présidente du Parlement européen, fonction occupée jusqu'au début de l'année 1982 (accord tacite entre les groupes de présidence tournante à mi-mandat).

En 1984, avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique aux élections européennes. Sa liste obtient, le 17 juin 1984, plus de 43 % des voix.

En mars 1993, elle est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur, fonction qu'elle conserve jusqu'en mai 1995.

Elle est ensuite membre du Haut Conseil à l'Intégration.

Elle est nommée membre du Conseil constitutionnel en mars 1998, son mandat venant à échéance en mars 2007.

En 2005, elle appelle à voter "OUI" au referendum du 29 mai.
Elle est présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Elle est membre du conseil d'administration de l'IFRI.[1]

Mandats
du 7 mai 1974 au 29 mars 1977 : Ministre de la Santé.
du 29 mars 1977 au 3 avril 1978 : Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
du 3 avril 1978 au 4 juillet 1979 : Ministre de la Santé et de la Famille.
de juillet 1979 à 1982 : Présidente du Parlement européen.
du 31 mars 1993 au 16 mai 1995 : Ministre d’Etat, des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.
Depuis 1998 : Membre du Conseil constitutionnel.

Bibliographie
L'Adoption, données médicales, psychologiques et sociales, 1969.
Une femme Simone Veil, Michel Sarazin, Robert Laffont, 1987, 305 pages, ISBN 2221048091.
Simone Veil: Destin, Maurice Szafran, J'ai lu, 1996, Littérature Générale, ISBN 2277241407.
Les hommes aussi s'en souviennent : Discours du 26 novembre 1974 suivi d'un entretien avec Annick Cojean, Simone Veil et Annick Cojean (Interviewer), Stock, 2004, 112 pages, ISBN 2234057205.